Le Sakifo c’est une idée géniale! Nan vraiment, avoir une telle manifestation musicale à la Réunion c’est génial. Le problème c’est la santé psychiatrique des organisateurs et des responsables. On va commencer avec mon problème, l’appareil photo.
J’ai apporté un appareil photo de qualité d’une valeur de 600€. A l’entrée le vigile m’indique que celui-ci est interdit et que je dois le déposer à la consigne. Je m’étonne car je n’ai pas vu cette indication sur un quelconque support, papier, internet ni même affiche. Il est certes indiqué au dos du billet que prendre des photos est interdit. Soyons clair… PRENDRE des photos est interdit, pas VENIR avec son appareil photo. Certes on vient avec dans l’intention d’en prendre mais soit on est précis sur ses intentions soit on accepte son erreur. Jusque là ça ne m’était jamais arrivé! Être obligé de déposer mon appareil photo à la consigne pour un concert. Au théâtre de Saint-Gilles, après la fouille du sac, on m’indique que je n’ai pas le droit de prendre de photos sous peine de confiscation. Soit! D’accord! Au possesseur de prendre le risque ou pas, mais l’appareil photo n’est pas interdit. Idem à Champ Fleuri, à la Halle des Manifestations, au Kabardock, à Luc Donat… jamais je n’ai vu ça.
Bref, je dépose mon appareil photo de 600€ à la consigne. Et si il est perdu? Plus du 10’000 personnes ce soir là, une erreur peut très facilement arriver. Si il est abimé? Volé? Détruit? Quelle garantie ai-je? Aucune! Après être passé je cherche donc un responsable pour lui faire part de ce problème. Extrêmement difficile! Ils n’y en a pas, pas de point d’infos au Sakifo, aucun responsable. Je fini par en trouver un à l’entrée du Sakifo après une heure de recherche. Je vous retranscris la conversation:
« Bonjour, excusez moi mais j’ai un problème…
—Oui bon quoi… (il découpait les billets à l’entrée suite à une panne informatique)
—J’ai été obligé de déposer mon appareil photo à l’entrée alors qu’il n’était pas indiqué qu’ils étaient interdits à l’intérieur. C’est quand même un matos de 600€ et je n’ai aucune garantie sur son retour comme je l’ai donné.
—Vous n’étiez pas obligé de le déposer…
—Si, j’étais obligé, l’agent de sécurité à l’entrée m’a obligé à le déposer à la consigne.
—Bon écoutez là vous voyez je suis occupé alors vous me laissez hein!
—Et bien trouvez moi un responsable à qui je pourrais parler sans l’embêter!
—Je suis le responsable! Et vous n’étiez pas obligé de déposer votre appareil photo. Si vous voulez vous pouvez sortir pour le prendre mais vous ne pourrez plus rentrer.
—Vous ne comprenez pas bien le problème j’ai l’impression. Il est indiqué qu’on ne peut pas prendre de photo, pas qu’on ne peut pas rentrer avec son appareil photo.
—Si vous voulez allez le récupérer mais vous ne pourrez plus rentrer. Je suis occupé là!
—Et bien trouvez moi un responsable.
—Bon écoutez… (il s’adresse à un agent de sécurité) faites le partir. »
Que de tendresse de la part d’un responsable!
Et visiblement je ne suis pas le seul à découvrir la déficience mentale de quelques humains du Sakifo. Sur le JIR aujourd’hui dans le courrier des lecteurs, ce que j’attendais arriva finalement. En effet pour la première fois à l’entrée du Sakifo, fouille au corps. Les agents de sécurité demandent également de jeter les bouteilles, même d’eau. Enfin, les bouteilles, les bouchons notamment. Mais tout dépendait du vigil. Pour certains c’était juste le bouchon, mais à vrai dire ils demandaient tous de jeter la bouteille. Et c’est pareil avec la nourriture!
Imaginez un peu une famille de cinq personnes qui décide d’aller au Sakifo. Ils ont acheté les billest assez tôt pour les avoir à 25€. Oui mais cela fait tout de même un total de 125€! C’est déjà cher! Alors oui d’accord, Monsieur le Président du Sakifo, on a plusieurs concerts ce qui au final est pas cher, mais on peut aussi comprendre que cette famille (ou n’importe qui d’autre par ailleurs) veuille préparer ses sandwiches pour atténuer le prix du festival. En effet du pain de mie / beurre / jambon ça n’est pas bien cher surtout quand c’est pour plusieurs personnes. Et bien à l’arrivé, on leur demande de jeter les sandwiches. Ha oui. Magnifique. Parce que c’est interdit! Mais où? Où? Je me le demande bien! Au dos du billet peut d’indication, pas d’interdiction. Sur le JIR on a indiqué à une personne dans cette situation que cela se trouve dans les Conditions Générales de Ventes. Introuvables! J’ai fouillé, refouillé, cherché dans google! Les conditions générales de vente sont introuvables sur internet, en sachant que la plupart ont acheté sur internet. J’ai par contre trouvé les « conditions générales » que l’on peut trouver ici (au cas où, la capture d’écran). Mais rien ne stipule les interdictions du festival.
Et après on voit les prix exorbitants à l’intérieur. En effet la sortie étant définitive, les vendeurs peuvent en profiter sans problèmes. Boîte de pâtes remplie au quart pour 6€, ridicules sandwiches à 3€ ne parlons même pas des boissons. Pas de point d’eau non plus, il est pourtant obligatoire de fournir de l’eau du robinet gratuitement à quelqu’un qui en demande.
Au final toute boisson ou nourriture devait être jetée dans une poubelle à l’entée. Pour un festival qui se veut écologique, c’est à revoir.
Une organisation déplorable, rien pour s’assoir; un nombre de billets vendus bien trop élevé! Il était impossible de se déplacer, on étouffait, en cas de problème, mouvement de panique (cf: love parade en Allemagne) cela aurait été déplorable, bien qu’en plein air il est possible de manquer d’air —et oui!
Mais regardons bien cela… La fouille des sacs était faite notamment pour les armes, et je ne pense pas me tromper là dessus. Mais alors là où le système de sécurité est totalement inutile, c’est bien là. Surtout parce qu’il est devenu dérisoire d’interdire les appareils photos, les portables en prenant parfois d’aussi bonnes, et les appareils étant faciles à cacher. Il faut vider le sac? Hop, on passe l’appareil dans un pull, ni vu ni connu, on passe. Mais alors… s’ils ont réussi avec un appareil photo on aurait pu… oui, mais oui! On aurait pu rentrer avec un couteau, un pistolet et tuer notre cher Mathieu Chedid sur la scène du Sakifo si on en a l’envie. D’autant plus que le vigile n’avait pas fouillé la poche avant de mon sac, seulement la poche principale. Si j’avais su, j’aurais mis mon appareil là… là où n’importe qui d’autre aurait également pu mettre une arme.
Mais il y a quelque chose dont ils ne se rendent pas compte, les organisateurs. C’est que c’est un coup à se regrouper entre mécontents afin de porter plainte! Car au final cette édition du festival a agit dans l’illégalité la plus totale, avec des conditions générales de ventes absentes, pas de règlement non plus, des conditions générales incomplètes, pas de conditions générales d’utilisation! Hé, c’est vraiment un coup à porter une plainte contre le Sakifo et à mon avis il faudrait le faire, créer une association et le faire car c’est un comportement tout à fait inacceptable et illégal.
Une organisation déplorable et des responsables arrogants ne vont pas avec des artistes talentueux qui savent redonner le sourire.
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Sinon les artistes étaient réellement géniaux et on passe un bon moment avec eux. Au moins, avec eux.