Eteindre la lumière en sortant d’une pièce, éteindre complètement la télévision donc la led, éteindre les climatisations la nuit, mettre son ordinateur en veille lorsqu’il n’est pas utilisé… Autant de conseils que l’on donne aux particuliers afin de sauver la planète. Le sera-t-elle pour autant? A l’heure des publicités et du marketing, que font réellement les entreprises et les professionnels afin d’être… écolo?
J’ai de la peine à le dire, mais pas grand chose. Là où l’on clame haut et fort qu’il faut éteindre la lumière d’une pièce alors que l’on ne s’y trouve pas, les enseignes lumineuses des centres-villes et périphéries ne s’éteignent pas pour autant la nuit, alors que le magasin est fermé depuis plusieurs déjà. Le coût pour une nuit d’éclairage inutile est pour eux dérisoire avec les bénéfices d’une journée. Cependant, notre planète elle s’en souviendra bien.
Enseigne lumineuse Leclerc ; photo: Dominique Pipet
Ces enseignes lumineuses sont en général des néons ou des lampes halogènes, or, ces moyens d’éclairages sont connus pour ne pas être très respectueux de l’environnement. La consommation d’électricité d’un néon ou d’une lampe halogène est bien supérieure à l’une de nos lampes de maisons. Multipliez cela par lettre ou grandeur incroyable, ou encore par « je veux éclairer le moindre coin » et vous obtenez un bon petit nid à utilisation inutile d’électricité.
Non pas qu’elles n’ont pas d’utilités ces enseignes! Elles permettent en effet de retrouver un magasin, et le magasin peut se faire bien plus facilement voir. Mais est-ce bien utile de garder ces sources lumineuses allumées alors que le magasin est fermé depuis plusieurs heures? A la limite, une heure après la fermeture, mais quand on se retrouve au centre-ville avec toutes les enseignes allumés, mais toutes les boutiques fermées, alors que l’on a pas l’intention d’en trouver une à minuit, est-ce réellement correct?