
Souvenez-vous —vous n’êtes pas obligé hein—, j’écrivais il y a tout pile un an, un mois, une semaine et six jours —tout pile, je vous assure!— j’évoquais mon sentiment face à l’utilité de Twitter, à savoir, inutile. Mais en un an, un mois, une semaine et six jours, il s’est passé beaucoup de choses et mon regard face à ce service a évolué. Voyons donc pourquoi…
Twitter c’était tout d’abord pour moi un service égocentrique —en passant, j’écoute de la musique en rédigeant cet article— où l’on ne parle que de sa propre personne —j’ai mangé un rougail saucisse ce soir— et de choses inutiles n’ayant donc aucun intérêt pour les autres utilisateurs —oh, une étoile. Bref, vous m’avez compris. Je n’ai pas encore complètement oublié cette vision de Twitter qui s’avère toujours véridique. Mais ce qui a changé, c’est mon utilisation du service. Je suis les messages courts de 43 personnes, actuellement. Et parmi elles, tout est intéressant. Entre le partage de liens, les micros-débats et les petites infos sympathiques qui détendent, je ne vois pas trop le côté égocentrique, même s’il est présent mais il a vocation à partager des choses qui m’intéressent. Exit donc l’anti-social.
L’importance de notre compte, maintenant. Je suis suivi par 93 personnes —je suis fou sur les bords— et mis à part deux ou trois qui suivent tout le monde sans réfléchir, j’imagine que si l’on continue à suivre ce que j’écris, c’est qu’il y a un minimum d’intérêt. Personnellement, dès qu’un utilisateur n’est pas à la hauteur de la première impression qu’il m’a donnée ou si ses contributions se dégradent, ni une ni deux, j’arrête de le suivre. Alors forcément, dès que l’on intéresse un peu, lorsque l’on donne un lien, les autres cliquent dessus. Alors j’avais beau remarquer des venues très faibles depuis Twitter, je me dois d’avouer que cela a beaucoup changé. Mes statistiques sont divisées entre: 50% venant des moteurs de recherches, 25% de twitter, 15% en visites directes et 10% du flux RSS. Twitter a donc une part non négligeable pour mon blog. Au final je peux dire qu’il y a environ 35% de mes visiteurs qui suivent mon blog et y sont habitués car venant du flux RSS ou de Twitter —ils sont donc nécessairement abonnés ou, dans une plus petite proportion, proviennent de « ReTweet »— et les autres c’est soit le hasard de Google ou le fait d’avoir entendu parler du blog qui les fait atterrir ici.
Ce que j’aime bien avec Twitter, c’est l’importance de l’effet domino que je trouve encore plus développé que Facebook. Sur ce dernier, il est devenu tellement courant de « re »-partager des infos que l’importance se perd. Chez l’oiseau bleu survolant la terre, c’est plus « subtil ». On n’a que 140 charactères pour convaincre, on hésite donc à partager un « Tweet » que l’on a vu afin d’éviter de passer pour l’idiot du village —RT @jean: Oh, un oiseau— en envoyant des informations déjà connues ou peu intéressantes. L’effet domino du service n’est donc pas à négliger car muni d’une certaine qualité.
Alors non, je n’ai pas abandonné les flux RSS et je continue à les utiliser, mais Twitter vient compléter cela. Cela demande une petite explication de ma manière de m’informer. J’utiliser Google Reader pour mes flux RSS (environ 50) de sites produisant un fort nombre d’articles. Pourquoi Google Reader? Parce que je peux ainsi voir très rapidement, selon des listes de sites établies (internet, design, auto, musique, …) le titre, l’image d’accroche et le résumé voire l’article entier. Ainsi, en défilant rapidement, je sais tout de suite ce qui va m’intéresser ou pas. Twitter c’est un peu différent, j’obtiens les liens que d’autres partagent et de manière assez aléatoire —selon le message— je clique, ou pas. Aléatoire car je ne sais jamais vraiment ce qu’il y a derrière. Pourquoi est-ce intéressant? Car suivre 50’000 sites est impossible. De ma manière je découvre ainsi des actualités plus ou moins importantes sur un site dont la ligne éditoriale ne me plait habituellement pas ou dont l’existence m’avait été jusque là inconnue.
Mais! Car oui ça n’est pas parfait, je rate sans aucun doute, beaucoup de choses. Car je travaille la journée et je ne suis pas connecté en permanence à Internet —c’est cher la 3G! Du même coup, quand le soir je rentre et que je me connecte à mon compte et que je vois quelques 200 à 300 nouveaux « Tweets », je zappe de manière gigantesque beaucoup de choses. C’est à peu près le cas également avec Google Reader pour les flux RSS à la différence que je vois tout de même ce qui m’intéresse. Avec Twitter, si je zappe, c’est entièrement, je ne suis rien de plus qu’un Homme.
Enfin les petits détails qui gênent. Les robots présents de manière trop importante, qui vous envoient l’heure dès que vous écrivez « heure », qui vous disent qu’ils détestent les chats si vous écrivez « chat ». C’est marrant au début, mais cela devient très vite lassant. Et puis… bon… 140 charactères… combien de fois vous êtes-vous cassés la tête parce que vous aviez 5 caractères en plus malgré l’absence de toute ponctuation, smiley et autres caractères inutiles au message? Surtout quand on tient à écrire correctement, cela est rageant.
Au final… ben c’est bien Twitter. Il y a un an je trouvais cela inutile mais m’obligeais à continuer à tester le service pour voir plus tard quelles seraient les retombées. Je ne suis pas déçu, et pas prêt d’abandonner Twitter, tout du moins pas tout de suite.